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Religion et Loi : Une histoire entremêlée
La laïcité est un principe fondamental de notre démocratie mais aussi une belle source de discorde et de contentieux juridique.
Pourtant la bonne entente religieuse devrait être naturelle. Imposer aux autres sa religion relève du prosélytisme (zèle déployé en vue de rallier des personnes à une doctrine). Hors la foi ne s'impose pas, cela n'est pas nécessaire. Chacun doit être libre de croire en ce qu'il souhaite mais on ne doit absolument pas contraindre les autres à cette même croyance / foi. Même dans les religions monothéistes, la liberté de culte d'autrui doit demeurer. Imposer sa religion ou exterminer ceux qui ne la partage pas, c'est tout simplement démontrer que la religion en question est vide de tout intérêt.
La religion n'est pas au-dessus des lois et pour vous en convaincre, je dois rappeler que les premières " lois " découlent des origines religieuses : Les 10 commandements, le code d'Hammurabi, la Charia, le Talmud, etc ... N'étant pas théologien, je ne m'étendrais pas sur le contenu ni sur la pertinence ou non de ces textes.
La Religion a généré les lois et celles-çi doivent maintenant être respectées par les religieux et les croyants, tout comme les non croyants au demeurant. La loi ayant pour vocation le bien être et la paix sociale.
La Religion et la loi, une symbiose et un respect nécessaire : La liberté de culte doit primer
Ainsi, je salues la décision de la CEDH (La Cour Européenne des Droits de l'Homme) qui a estimé qu'un crucifix dans les salles de classe est contraire à la liberté de religion : CEDH, 3 nov. 2009, n° 30814/06, Lautsi c/ Italie.
Le 3 novembre 2009, la CEDH a statué que l'exposition obligatoire d'un symbole d'une confession donnée dans l'exercice de la fonction publique, en particulier dans les salles de classe, restreint le droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions ainsi que le droit des enfants scolarisés de croire ou de ne pas croire.
La Cour a conclu, à l'unanimité, à la violation de l'article 2 du Protocole n° 1 conjointement avec l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'Homme. Et c'est une bonne chose.
Le Prix Goncourt c'est quoi ?
Le prix Goncourt est un prix littéraire français. Un prix qui récompense des auteurs d'expression française, créé par le testament d'Edmond de Goncourt en 1896 pour récompenser chaque année « le meilleur ouvrage d'imagination en prose, paru dans l'année », presque exclusivement un roman.
Il est le prix littéraire français le plus prestigieux. Un chèque de 50 francs est remis au lauréat depuis 1903. Un prix symbolique de nos jours, 10 euros, qui n'est rien à côté de la "notoriété"que cela apporte à ces lauréats.
Merci Wikipédia. Article à lire car on liste les lauréats depuis la création : ICI.
La polémique : Les écrivains primés (ou pas d'ailleurs) devraient se soumettre à un droit de réserve ?
Le député UMP Eric Raoult (je ne connaissais pas son existence avant ce coup d'éclat) s'est indigné des propos de la lauréate Marie NDiaye, qui s'est exprimée sur notre politique actuelle et jugée « monstrueuse » la France de Nicolas Sarkozy. Propos tenus dans une interview parue le 18 août dans Les Inrockuptibles.
Le député a donc l'outrecuissance de soulever la question de la liberté d'expression des auteurs voir des citoyens en général et de leur soumettre un droit de réserve. Comme les fonctionnaires.
Etrange ? Stupide ?
Marie NDiaye réitère auprès de France Inter : " Le devoir de réserve s'applique aux fonctionnaires, je ne suis pas une employée de l'Etat que ce dernier aurait récompensée ".
Qu'en penser ?
Vous je ne sais pas, mais moi cela m'horripile voir m'effraie. La simple possibilité de formuler de tels propos est dangereux pour notre démocratie.
On brûlait les livres lors de l'avènement de Hitler, alors M Eric Raoult propose quoi ? Que l'on souffre en silence de ce que nous vivons en ce moment ? Que l'on passe sous silence tout ce qui ne va pas ? Que nous acceptions en opinant du chef la mise en place d'une censure politique ?
Je m'y oppose fermement. Je refuse toutes formes de censures et attends des excuses de ce député . Ces propos insultent nos fondements juridiques, notre démocratie et nos valeurs.
Le droit d'expression est un principe fondamental, il n'est pas question d'en céder une miette.
Faire du citoyen un « homo numericus » libre et éclairé, protecteur de ses propres données :
- Renforcer la place accordée à la sensibilisation aux questions de protection de la vie privée et des données personnelles dans les programmes scolaires
- Promouvoir l’organisation et le lancement d’une campagne d’information à grande échelle destinée à sensibiliser les citoyens aux enjeux liés à la vie privée et à la protection des données à l’heure du numérique ainsi qu’à les informer des droits que leur reconnaît la loi « informatique et libertés »
- Promouvoir rapidement la création de labels identifiant et valorisant des logiciels, applications et systèmes offrant des garanties renforcées en matière de protection des données personnelles
Renforcer les moyens et la légitimité de la CNIL
- Créer une redevance, de faible montant, acquittée par les grands organismes, publics et privés, qui traitent des données à caractère personnel
- Déconcentrer les moyens d’actions de la CNIL par la création d’antennes interrégionales
- Renforcer la capacité d’expertise et de contrôle de la CNIL
- Rendre obligatoires les correspondants informatique et libertés pour les structures publiques et privées de plus de cinquante salariés
- Rendre publiques les audiences et les décisions de la formation restreinte de la CNIL
Compléter le cadre juridique actuel
- Soutenir la dynamique en cours tendant à la définition de standards internationaux dans le domaine de la protection des données personnelles
- Affirmer sans ambiguïté que l’adresse IP constitue une donnée à caractère personnel
- Créer a minima une obligation de notification des failles de sécurité auprès de la CNIL
- Réunir sous une seule autorité, la CNIL, les compétences d’autorisation et de contrôle en matière de vidéosurveillance
- Réserver au législateur la compétence exclusive pour créer un fichier de police
- Réfléchir à la création d’un droit à « l’hétéronymat » et d’un droit à l’oubli
- Inscrire dans notre texte constitutionnel la notion de droit au respect de la vie privée
Source : Commission des lois du Sénat http://www.senat.fr/commission/loi/index.html
La vie privée à l’heure des mémoires numériques :Commission des lois du Sénat Rapport d’information de M. Yves Détraigne, sénateur de la Marne (U.C.) et de Mme Anne-Marie Escoffier, sénateur de l’Aveyron (R.D.S.E)
Pour une synthèse (format Pdf) : ICI.
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